Mon bébé...

Toi voilà parti pour la seconde quinzaine de cet été. Et la dernière, Dieu merci.

Ces dernières minutes avec toi sont juste horribles. Je me sens toujours mal. J'ai du mal à respirer. J'essaye de cacher ma tristesse, mon stress,...

Je renifle ton petit cou tout chaud. Bordel, pourquoi on ne peut pas enfermer ton odeur dans une bouteille?

Toi aussi, tu as plongé ton visage dans mon cou... On fait nos réserves, pour combattre le manque.

J'ai retenu mes larmes jusqu'à ton départ, lorsque j'ai refermé la porte de l'appartement, désespérément vide, désespérément calme.

Quand tu es né, je ne pensais pas devoir te laisser si longtemps avant tes 18 ans... (voire 45 :p)

Quatre ans, c'est trop petit. Quatre ans, c'est minuscule, microscopique...

Cette nuit, tu n'as pas arrêté de hurler "je veux maman, je veux maman". Je suis crevée mais, surtout, inquiète. Qui viendra lorsque tu voudras "maman"? Je sais qu'on ne m'appellera pas lorsque tu me réclamera... On fera semblant, on te dira que je ne réponds pas...

Je vais être courageuse. Pour toi.

Je n'ai pas le choix.

C'est comme cela, désormais.

Vivement la rentrée qu'on ne reste plus jamais que maximum cinq jours l'un sans l'autre !

Je t'aime Léon, plus que tout, je t'aime pour toujours, même quand tu es loin...

 

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